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La cantine à l’école : une illusion pour les parents, un cauchemar pour les encadrants, un malaise pour les enfants. La FCPE de Noisy-le-Grand vous dit tout !

  • 3 oct. 2024
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : 17 mars 2025


Le Saviez-vous ?

C’est depuis juin 2021 que les cantines scolaires de Noisy-Le-Grand sont au cœur des préoccupations des parents d’élèves . C’est à ce moment que les premières alertes ont été lancées sur les conditions d'accueil des enfants pendant la pause méridienne : taux d’encadrement déficients, enfants manquant de temps pour manger, incidents répétés liés au manque de surveillance faute d’effectifs suffisants. Dès la rentrée de septembre 2021, la FCPE et la PEEP adressent un courrier à la mairie pour dénoncer ces conditions. Cependant, après trois ans de mobilisations, cette année, la situation est encore pire.


2021-2022, premières mobilisations et promesses en l’air

Le 3 octobre 2021, les parents, équipés de casseroles et de cuillères en bois, se sont rassemblés devant la mairie pour exprimer leur colère.

Une semaine plus tard, le 10 octobre, ils se sont à nouveau réunis dans l’espoir de faire (ré)agir la mairie.

Le 10 novembre suivant, lors d’une réunion entre la mairie et les associations de parents d'élèves, la mairie justifie la situation en invoquant des retards administratifs pour les recrutements et les nombreuses démissions des animateurs (qui partent, épuisés par leurs conditions de travail). Malgré ces explications insatisfaisantes, les parents, eux, s’accrochent à la promesse de la mairie d’une rentrée stabilisée en 2022. Mais la rentrée, c’est encore loin !

Le 18 novembre, les parents ont franchi une nouvelle étape en se rendant directement au conseil municipal pour dénoncer, encore une fois, les conditions d'accueil dans les cantines. Leur intervention visait à faire pression sur les élus et obtenir des actions concrètes et immédiates face à une situation dégradée.

En décembre, la FCPE appelle les parents à signaler chaque incident et exprime sa déception face au fait que la mairie n’a pas impliqué les associations de parents dans le choix de délégation de service public (DSP) de la restauration scolaire. Le projet de contrat prévoyait un encadrement de 1 animateur pour 23 enfants et 30 minutes à table, des objectifs bien éloignées de la réalité.

La mairie annoncera, en juillet, qu’Elior, seul candidat, remporte la DSP pour une durée de sept ans.

Les mois passent et la situation ne fait qu'empirer. En février, à l’école Paul Serelle, on lance une pétition pour dénoncer encore et toujours les mêmes problèmes.


2022-2023, une situation qui empire

En 2022, l’année est marquée par de nouvelles tensions. Dès septembre, nouveau coup d’éclat : les directeurs d’école sont écartés de la gestion des cantines, certains ayant dénoncé les conditions d’accueil des élèves. Malgré cela, les parents restent mobilisés face à des chiffres alarmants : jusqu'à 59 enfants par animateur, voire 88 certains jours.

En mars 2023, la mairie annonce son projet de soumettre la cantine à la réservation, une mesure suspectée de vouloir réduire le nombre d'enfants accueillis plutôt que de résoudre les problèmes d’encadrement*. En mai, les premières réunions sont organisées, mais les services municipaux ne sont pas prêts à répondre aux questions des parents et de leurs représentants FCPE. Finalement, en juin, le projet est reporté.

En juin 2023, la mairie annonce mettre en place un système de réservation du centre de loisirs pour les mercredis afin le nombre de places ouvertes corresponde au nombre d’animateurs…


2023-2024, une situation encore plus critique

L’année scolaire 2023-2024 marque un nouveau tournant dans la dégradation des conditions d’accueil des enfants sur les temps mairie. 

En septembre 2023, les parents redoublent de mobilisation face à l’introduction du système de réservation pour le centre de loisirs du mercredi. Le manque de places est criant, les animateurs sont toujours en nombre insuffisant, et les familles se retrouvent sans solution de garde. Le sentiment de colère monte encore un peu plus, car non seulement les problèmes d’encadrement ne sont pas résolus, mais la situation est devenue critique.

Le 5 octobre 2023, les parents n'ont d'autre choix que de manifester encore et encore. Leur frustration et leur mécontentement sont à leur comble.

En juin 2024, la FCPE tire la sonnette d’alarme après plusieurs incidents graves survenus pendant la pause méridienne, dont des enfants auraient été victimes. La FCPE interpelle la mairie et dénonce un problème flagrant de sécurité et de surveillance. La mairie annonce qu’un audit sur la pause méridienne est en cours depuis janvier 2024 et réaffirme son engagement à prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir la sécurité et le bien-être des enfants.

La FCPE, de son côté, demande que la pause méridienne soit reconnue comme un temps d’animation (qui impose des taux d’encadrement légaux), afin d’accueillir les enfants dans des conditions sécurisées et confortables.

 

2024-2025 : Une nouvelle année, mêmes problèmes…

L’année scolaire 2024-2025 s’annonce tout aussi préoccupante. Dès la rentrée, les parents d’élèves s'inquiètent de la continuité des problèmes d’encadrement dans les cantines.

En maternelle, certains jours, il est constaté : 1 animateur pour près de 20 enfants en à l’Oiseau Lyre, 1 animateur pour 16 enfants aux Coteaux ou encore1 animateur pour 14 enfants au Clos d’Ambert: on est bien loin des 1 encadrant pour 10 enfants !

En élémentaire, il y a des pics à 1 animateur pour 44 enfants à Samuel Wallis, 1 animateur pour 59 enfants au Clos d’Ambert, 1 animateur pour 70 enfants à Paul Serelle ou encore 1 animateur pour 80 voire 86 enfants aux Coteaux…

Les grèves des agents municipaux en souffrance se multiplient (3 en 3 semaines !) tandis que les promesses répétées de la mairie n’ont toujours pas produit d’amélioration durable.

Aujourd’hui, les parents laissent leurs enfants à la cantine par nécessité, mais avec une inquiétude croissante. Bien qu'épuisés par les mobilisations incessantes et désabusés par l’inertie de la mairie, ils n’ont d’autre choix que de continuer à se battre pour leurs enfants. Ils ne peuvent se résoudre à baisser les bras et se préparent à une nouvelle mobilisation ce jeudi organisée par la FCPE. 

Les familles espèrent encore qu’un véritable dialogue avec la mairie permettra enfin de trouver des solutions pérennes, car il en va de la sécurité et du bien-être de leurs enfants.

La mairie doit réagir et prendre les mesures nécessaires pour sortir de cette impasse.


Cette année, plus que jamais, l’urgence de solutions pérennes se fait sentir.

 



* une démarche qui aujourd’hui nous rappelle la mise en place de la réservation du centre de loisirs le mercredi depuis le mois de juin 2023, avec des résultats décevants : logiciel non performant, manque de places, …

 
 
 

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