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Compte-rendu de la réunion publique du 26 janvier 2026

  • il y a 1 jour
  • 28 min de lecture

La réunion publique organisée par la FCPE de Noisy-le-Grand le 26 janvier 2026 avait pour objectif de permettre aux citoyens, et notamment aux parents d’élèves, d’entendre les positions et propositions des candidates et candidats aux prochaines élections municipales sur les enjeux éducatifs, dans un cadre commun, oral et structuré.


Cette réunion ne prenait pas la forme d’un débat contradictoire, mais reposait sur une égalité stricte des conditions d’expression : les mêmes thématiques, un même lieu, un même moment, un même public et des temps de parole équivalents pour chaque participant.


Le jour même de la réunion, à 18h34, Mme Brigitte Marsigny, Maire de la commune et tête de liste Noisy Avenir aux prochaines élections, a informé la FCPE de son impossibilité d’être présente et a transmis une réponse écrite à la lettre ouverte adressée aux candidats.


Conformément au cadre posé pour cette réunion publique, et afin de préserver l’égalité de traitement entre l’ensemble des candidats, cette réponse écrite n’a pas été intégrée au présent document. Sa publication créerait en effet une rupture d’égalité a posteriori, les autres candidats s’étant exprimés exclusivement dans le cadre oral et temporel commun de la réunion publique.

 

Vous trouvez ci-joint le compte-rendu exhaustif de la réunion mais également une synthèse.

Présentation des candidats présents


Nuno Martins – Une histoire partagée


Nuno Martins a ouvert la réunion en excusant l’absence de Khady Thiam, tête de liste, qu’il remplaçait au pied levé. Âgé de 46 ans, il habite à Noisy-le-Grand depuis 2015. Électromécanicien de profession, syndicaliste, il est père de deux enfants âgés de 17 et 15 ans.

Il a vécu dans plusieurs quartiers de la ville (les Coteaux, la Grenouillère, les Yvris, les Charmilles) et a été représentant de parents d’élèves.


Il est membre de la liste Noisy, une histoire partagée, composée à 70 % de personnes non encartées. La liste est soutenue par plusieurs formations politiques (Génération.s, PCF, LFI, Seine-Saint-Denis au cœur, Radicaux de gauche). Elle compte huit anciens élus.


Le projet porté met en avant une ville à l’écoute de ses habitants.


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Joseph Zrihen – Engagés pour Noisy


Joseph Zrihen, âgé de 38 ans, habite Noisy-le-Grand depuis toujours. Père de deux enfants de 15 et 12 ans, anciennement scolarisés aux Yvris, il a lui-même été élève dans les établissements du Clos d’Ambert et du Clos Saint-Vincent.

Chef d’entreprise, cofondateur de The One Ball, il exerce également une activité dans le domaine de l’expertise comptable.


Il est président du groupe Engagés pour Noisy, une liste se revendiquant 100 % sans étiquette politique.


Les principaux axes de son projet portent sur le retour de la concertation et le renforcement de la démocratie locale, afin de construire une politique municipale en lien étroit avec les habitants.


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Vincent Monnier – Projet Citoyen


Vincent Monnier, âgé de 42 ans, habite le quartier de la Grenouillère et a grandi à La Varenne. Après quinze années passées comme cadre dans le secteur privé, il travaille aujourd’hui au ministère des Finances.


Il s’est engagé en politique il y a une vingtaine d’années, à la suite d’un projet municipal d’expropriation de 67 familles, ce qui l’a conduit à s’engager sur des listes de centre droit.


Adjoint au maire pendant une demi-mandature, il a démissionné, estimant que les engagements pris auprès des Noiséens n’avaient pas été tenus. Il a été candidat aux élections municipales de 2020 et a soutenu par la suite des listes issues de son équipe, sans étiquette, lors des élections départementales et législatives.

Il est aujourd’hui tête de liste d’un collectif sans étiquette, rassemblant des sensibilités de droite, de gauche et du centre. Il se définit comme ayant un profil de centre droit.


Sa campagne met en avant l’éthique en politique, la reconstruction du lien de confiance entre citoyens et élus, la défense du cadre de vie et l’éducation.


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Emmanuel Constant – À Noisy, respirons


Emmanuel Constant, âgé de 57 ans, est ancien professeur de sciences économiques et sociales. Il a enseigné principalement au lycée Évariste-Galois, ainsi que quelques années au lycée Flora-Tristan, où il a lui-même été élève.

Il a toujours vécu à Noisy-le-Grand et est père de deux enfants.


Il a exercé deux mandats en tant qu’élu municipal délégué à l’éducation. Il est actuellement conseiller municipal d’opposition et vice-président du département, en charge des collèges.


Les questions d’éducation et d’enfance occupent une place centrale dans son engagement et dans son programme, qu’il estime d’autant plus essentiel en Seine-Saint-Denis, où les attentes des familles vis-à-vis de l’école sont particulièrement fortes.


1.       BÂTIMENTS, INFRASTRUCTURES ET SÉCURITÉ

Sous-thème 1 – Rénovation des écoles et des cours

Questions aux candidats :

  • Quelle politique globale de rénovation et d’entretien du bâti scolaire comptez-vous mener sur la durée de votre mandat ?

  • Comment garantirez-vous une équité réelle entre les écoles, notamment en matière de travaux, d’équipements et d’adaptation au changement climatique ?

  • Quels engagements prenez-vous pour accélérer la mise en accessibilité des établissements scolaires aux personnes à mobilité réduite, et selon quel calendrier ?

Sous-thème 2 – Sécurité dans les écoles

Questions aux candidats :

  • Comment comptez-vous garantir la mise aux normes de l’ensemble des écoles en matière de sécurité incendie et de PPMS ? Selon quel calendrier ?

  • Que répondez-vous aux établissements qui année après année demandent des adaptations basiques (salles qui ne ferment pas, pose de film sur les fenêtres…)

Sous-thème 3 – Sécurité dans et aux abords des écoles, collèges et lycées

Questions aux candidats :

  • Quelles mesures concrètes comptez-vous mettre en œuvre pour sécuriser durablement les abords des écoles, collèges et lycées ?

  • Comment intégrer les enjeux de sécurité scolaire et de circulation douce dans une politique globale de mobilité à l’échelle de la ville ?


Emmanuel Constant – À Noisy, respirons


Emmanuel Constant a exprimé sa surprise face à l’orientation de la lettre ouverte, qu’il interprète comme révélatrice d’une inquiétude forte des familles concernant la sécurité des enfants dans les écoles. Selon lui, cette inquiétude traduit une réalité : un sous-investissement chronique dans les écoles de Noisy-le-Grand depuis plus de dix ans, ayant conduit à une dégradation progressive du bâti scolaire.


Il estime qu’assurer des conditions de sécurité normales et évidentes dans les écoles publiques est un préalable indispensable, afin de pouvoir ensuite « enfin parler pédagogie, parler éducation, parler progression, parler réussite scolaire, parler éducation artistique et culturelle », et tenir ce qu’il appelle la promesse républicaine faite aux familles.


Il souligne une contradiction entre l’affichage d’investissements municipaux importants (50 à 60 millions annoncés chaque année) et la réalité des dépenses effectivement réalisées (environ 50%), estimant que la réduction de la dette municipale par deux traduit un manque d’investissement dans les équipements publics, notamment scolaires.


Il plaide pour un réinvestissement massif et global dans l’ensemble des écoles, afin de :

·       garantir la sécurité des bâtiments,

·       anticiper les enjeux climatiques (pics de chaleur),

·       rénover et transformer les cours d’école.


Il défend notamment la généralisation des cours oasis, permettant de lutter contre la chaleur, de végétaliser les espaces et de réduire les inégalités de genre dans l’occupation des cours.


Sur la sécurité aux abords des écoles, il propose :

·       l’extension du dispositif « rues aux écoles » (dispositif qui consiste à fermer temporairement certaines rues à la circulation automobile aux heures d’entrée et de sortie, afin de sécuriser les déplacements des enfants et d’apaiser l’espace public)

·       le développement du plan vélo et du dispositif « savoir rouler », avec l’objectif que tous les enfants sachent circuler à vélo à l’entrée en 6ᵉ (formation de 1.000 enfants par an).


Ce dispositif s’appuie notamment sur l’engagement du club de triathlon qui a reçu 80 vélos en héritage des JOP.


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Vincent Monnier – Projet Citoyen


Vincent Monnier décrit une situation qu’il juge préoccupante, voire critique dans certaines écoles, citant des problèmes de chauffage, de températures extrêmes, d’infiltrations ou d’incidents répétés. Il estime que ces dysfonctionnements ont conduit à une rupture de confiance avec les familles, certaines déposant leurs enfants avec inquiétude.


Il souligne que, malgré un budget d’investissement municipal conséquent, seuls 2 millions d’euros seraient actuellement consacrés à la rénovation des 45 écoles (23 écoles maternelles et 22 écoles élémentaires), un montant qu’il juge insuffisant au regard des besoins.


Il propose une action en trois phases :

1.       Audit immobilier complet de l’intégralité les écoles, anciennes comme récentes,

2.       Réalisation rapide des petits travaux du quotidien (serrures, occultants, peinture, …) par les services techniques de la municipalité,

3.       Lancement de travaux importants, nécessitant une forte augmentation du budget et la mise en place d’un plan pluriannuel de rénovation.


Il s’engage à végétaliser l’ensemble des cours d’école sur la durée du mandat.


Concernant la sécurité, il souhaite renforcer la sécurisation des abords des écoles, notamment par le déploiement du dispositif « rues aux écoles » lorsque cela est possible.


Il souligne que la ville dispose déjà de moyens importants (police municipale, vidéosurveillance) et plaide pour une mobilisation de ces moyens, notamment par mise en place d’une police municipale de proximité aux abords des écoles, afin de rassurer les familles et de dissuader la délinquance routière.


Il évoque également des situations d’inaccessibilité pour les élèves en situation de handicap, qu’il juge inacceptables.


Il estime par ailleurs que la confiance entre la municipalité et les familles a été rompue et qu’il appartiendra aux futurs élus, en lien avec les parents et les associations de parents d’élèves, de la restaurer.


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Joseph Zrihen – Engagés pour Noisy


Joseph Zrihen partage le constat d’une inquiétude croissante des familles quant à l’état des écoles et à la sécurité des enfants, soulignant que « les problèmes d’aujourd’hui ne sont pas ceux d’hier ». Il estime que la situation actuelle nécessite une réponse forte dès le début du mandat.


Il propose ainsi la création, au sein des services municipaux, d’un groupement spécialisé dédié à la rénovation des écoles. Selon lui, la réussite des projets dépend autant des moyens humains que financiers et relève avant tout d’une volonté politique. Il insiste sur la nécessité de redonner aux agents municipaux les moyens d’agir efficacement.

 

Il avance notamment plusieurs leviers opérationnels :

           •  l’harmonisation des équipements dans les écoles et l’accès à un magasin dédié pour les services techniques ;

        •  la mise en place d’un délai maximal de sept jours pour les interventions non structurelles, soulignant que la majorité des dysfonctionnements relèvent de ce type de travaux.


Concernant les cours d’école, il met en avant leur forte minéralisation et propose leur transformation progressive, ainsi que la création d’un potager éducatif dans chaque école.


Sur la sécurité au sein des établissements, il évoque la rénovation de l’ensemble des écoles en fonction des besoins identifiés et la mise en place d’un véritable plan intrusion, incluant la formation des personnels.


S’agissant de la sécurité aux abords des écoles, il considère qu’un premier travail doit porter sur la signalisation et les aménagements de voirie : amélioration des passages piétons, installation de ralentisseurs, de radars pédagogiques et de dispositifs visuels permettant de mieux matérialiser les abords des écoles et de réduire la vitesse. Concernant le dispositif « rues aux écoles », il appelle à une approche concertée avec les riverains, afin de concilier sécurité des enfants et apaisement du cadre de vie.


Enfin, il souligne que Noisy-le-Grand dispose d’un effectif conséquent de police municipale et estime que ses missions doivent être réorientées afin de renforcer une police municipale de proximité, notamment aux abords des écoles, dans une logique de prévention.


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Nuno Martins – Une histoire partagée


Nuno Martins constate que les problématiques rencontrées dans les écoles sont globalement similaires sur l’ensemble du territoire de Noisy-le-Grand. Il évoque un manque d’investissement depuis plus de dix ans, à l’origine notamment de difficultés thermiques importantes dans de nombreuses écoles. Il indique que, sur les 43 écoles de la ville, plus d’un tiers rencontreraient aujourd’hui des problèmes significatifs.


Il propose en premier lieu la réalisation d’un audit global de l’état des écoles, afin d’identifier précisément les dysfonctionnements et de hiérarchiser les priorités d’intervention. Cet audit devrait permettre d’établir un échéancier de remise à niveau et d’entretien des établissements scolaires.


Dans une logique opérationnelle, il propose la création d’une équipe municipale dédiée aux interventions scolaires, chargée de l’entretien courant des écoles.


Il défend par ailleurs la mise en place d’une commission scolaire extra-municipale, associant les équipes éducatives, les parents d’élèves et les services municipaux, afin de renforcer la concertation et d’améliorer le suivi des besoins des écoles.


Concernant les cours d’école, et notamment le dispositif des cours oasis, il s’interroge sur leur coût et sur la capacité financière de la ville à les généraliser, tout en soulignant l’existence de crédits d’investissement non consommés.


Sur la sécurité au sein des établissements, il évoque la nécessité de remettre à niveau les dispositifs PPMS dans l’ensemble des écoles.


S’agissant de l’accessibilité, il reconnaît que de nombreuses écoles ne sont pas adaptées aux élèves en situation de handicap. Il estime que l’audit permettra d’identifier les aménagements nécessaires et de définir un programme visant à remettre l’ensemble des écoles aux normes, en complément de la formation des agents municipaux à l’accueil des personnes en situation de handicap.


Enfin, concernant la sécurité aux abords des écoles, il considère que le dispositif des « rues aux écoles » est efficace, citant l’exemple des Richardets. Il soutient également le développement du dispositif « savoir rouler ».

 


2.       PÉRISCOLAIRE

Sous-thème 1 – Ressources humaines, encadrement et accès aux centres de loisirs

Questions aux candidats :

  • Comment comptez-vous renforcer durablement les effectifs et améliorer les conditions de travail des personnels périscolaires ?

  • Quelles solutions envisagez-vous pour augmenter l’offre d’accueil et rendre le système de réservation plus équitable ?

 Sous-thème 2 – Formation et préparation des équipes périscolaires

Question aux candidats :

  • Prenez-vous l’engagement de rendre obligatoires et périodiques les exercices incendie sur le temps périscolaire et de renforcer la formation des équipes ?

 Sous-thème 3 – Articulation étude / centre de loisirs

Dans certaines écoles ne disposant pas d’un centre de loisirs sur place, les familles sont confrontées à un choix contraint après le temps scolaire soit l’étude surveillée, avec une récupération des enfants au plus tard à 17h45 ; Soit un centre de loisirs délocalisé, permettant une récupération plus tardive mais sans réelle aide aux devoirs.

Questions aux candidats :

  • Êtes-vous prêts à expérimenter, puis à généraliser, une articulation entre étude et centre de loisirs dans les écoles concernées ?

  • Avec quels moyens et selon quel calendrier ?

 

Vincent Monnier – Projet Citoyen


Vincent Monnier affirme que le périscolaire n’est pas un service accessoire mais un service essentiel, complémentaire de l’école, indispensable à la fois au bien-être des enfants et à l’organisation de la vie professionnelle des familles. Il souligne que les dysfonctionnements actuels pèsent particulièrement sur les familles, et en premier lieu sur les femmes, souvent contraintes de s’adapter pour récupérer leurs enfants.


Il insiste sur l’importance de la sécurité et de la formation des personnels périscolaires, notamment aux dispositifs PPMS et à la sécurité incendie, afin de pouvoir faire face aux situations d’urgence.


Concernant l’accès aux centres de loisirs les mercredis et pendant les vacances, il revient sur la mise en place du système de réservation, qu’il juge très anxiogène et injuste pour les familles. Il estime que ce choix résulte d’une politique de restriction de l’offre, préférée à une politique de recrutement ambitieuse. Il souligne les difficultés rencontrées par les parents, contraints de se positionner un mois à l’avance, parfois pour plusieurs enfants, dans des conditions très concurrentielles.


Il indique ne pas vouloir supprimer le système de réservation de l’accueil de loisirs, mais propose d’en modifier les modalités : réduction du délai de réservation à 15 jours et mise en place d’une garantie de place pour toute inscription effectuée avant ce délai. La collectivité aurait alors l’obligation de s’organiser pour accueillir les enfants, notamment par un renforcement des recrutements.


Sur les ressources humaines, il défend une revalorisation salariale des agents périscolaires afin d’améliorer l’attractivité et la fidélisation, ainsi qu’une évolution des contrats pour sortir des temps partiels subis et des contrats fragmentés. Il propose également de développer la polyvalence, avec la possibilité pour des agents municipaux, y compris administratifs, d’intervenir ponctuellement en renfort après formation, permettant à la fois de répondre aux pics d’activité et d’offrir des parcours professionnels évolutifs.


Il s’engage à respecter des taux d’encadrement qu’il juge acceptables : un animateur pour 10 enfants en maternelle et un pour 14 en élémentaire.


Enfin, il évoque une rupture d’égalité entre les écoles disposant d’un centre de loisirs et celles qui n’en disposent pas, obligeant certaines familles à choisir entre étude surveillée et accueil de loisirs. À court terme, il propose des solutions pragmatiques, comme l’organisation d’un second transfert des enfants vers les centres de loisirs proches après 17h30. À plus long terme, il envisage le relogement des centres de loisirs dans les écoles lorsque cela est possible.


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Joseph Zrihen – Engagés pour Noisy


Joseph Zrihen identifie le périscolaire comme un problème majeur de ressources humaines. Il décrit une situation marquée par la précarité des agents, des contrats très courts, peu attractifs, et des délais de recrutement qu’il juge incompatibles avec la réalité du marché du travail.


Il critique les procédures actuelles de recrutement, qu’il estime trop longues et trop centralisées, et plaide pour une plus grande autonomie des services afin de recruter directement les agents dont ils ont besoin, avec des réponses rapides aux candidatures.


Il rappelle qu’une commission spéciale pause méridienne a été mise en place, sans résultats concrets, et estime nécessaire de passer désormais à l’action. Il défend la suppression des contrats de vacataires, qu’il souhaite réserver aux situations d’urgence, et la mise en place de contrats plus longs intégrant une réelle polyvalence des missions (encadrement, centres de loisirs, entretien des écoles). Il précise que cette polyvalence devrait s’accompagner d’une revalorisation financière, notamment par la mise en place d’un système de primes, afin de redonner du pouvoir d’achat aux agents et d’améliorer l’attractivité des postes.


Il critique le recours à des prestataires privés pour le ménage des écoles, qui conduit selon lui à des établissements insuffisamment entretenus, tout en empêchant de mobiliser des agents municipaux déjà présents pour renforcer ponctuellement l’encadrement.


Sur la formation, il insiste sur la nécessité de mieux encadrer les pratiques professionnelles par la mise en place d’une école de formation au périscolaire à l’intérieur des services et d’une charte de comportement à l’égard des enfants.


Concernant l’articulation entre étude surveillée et centres de loisirs, il considère que la solution passe par la désignation de référents au sein des centres de loisirs chargés de l’aide aux devoirs, ainsi que par une meilleure mutualisation des moyens, en s’inspirant notamment des pratiques mises en œuvre dans les petites communes.


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Nuno Martins – Une histoire partagée


Nuno Martins qualifie le périscolaire de sujet central et partage le constat d’un manque important d’encadrement.

Il annonce comme première mesure la réalisation d’un audit RH portant sur l’ensemble de la municipalité, rappelant qu’environ 200 postes seraient aujourd’hui vacants tous services confondus, ce qui nuit, selon lui, au bon fonctionnement de la collectivité.


Sur les contrats, il dénonce la précarité persistante de nombreux animateurs, parfois vacataires depuis plusieurs années, et propose, à l’issue de l’audit RH, de contractualiser durablement ces personnels.


Il s’engage également à revenir à des taux d’encadrement de 1 animateur pour 10 enfants en maternelle et 1 pour 14 en élémentaire.


Il dénonce un manque d’investissement qu’il estime d’autant plus incompréhensible au regard d’excédents budgétaires importants non utilisés, qui permettraient selon lui d’embaucher et de former davantage d’agents.


Concernant l’accueil de loisirs, il évoque une offre insuffisante, contraignant certaines familles à n’obtenir une place que pour un seul de leurs enfants, et souligne le rôle de solution de repli joué par les grands-parents. Il plaide pour un changement de politique de recrutement afin de combler les postes vacants et passer d’une logique de restriction de l’offre à une logique de réponse à la demande.


Il alerte également sur les difficultés liées au système de réservation, notamment pour les familles éloignées du numérique, et insiste sur la nécessité de garantir une égalité d’accès aux services.


Il rappelle enfin que « l’école est le centre de la ville : elle permet de créer et de tisser des liens, de s’émanciper », et affirme qu’il est indispensable de travailler à l’égalité des droits.


Enfin, il propose que la cantine devienne progressivement gratuite pour tous les élèves, estimant que, pour certains enfants, il s’agit parfois du seul repas équilibré de la journée.


Il conclut sur la nécessité de rétablir la présence de gardiens dans les écoles, qu’il considère comme un facteur de sécurisation, de prévention des conflits et d’apaisement du climat scolaire.


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Emmanuel Constant – À Noisy, respirons


Emmanuel Constant distingue trois composantes du périscolaire : les centres de loisirs, l’étude surveillée et la cantine.


Il défend la gratuité de l’étude surveillée dès le mois de septembre, qu’il considère comme un levier de réussite scolaire et une continuité directe de l’école, conforme au principe républicain de gratuité. Il rappelle qu’environ 800 enfants fréquentent actuellement l’étude surveillée.


Il précise que les centres de loisirs accueillent, en fin de journée, environ 900 enfants en maternelle (23 centres) et 650 enfants en élémentaire (11 centres). Il estime que cette mesure de gratuité favoriserait une augmentation de la fréquentation de l’étude et permettrait ensuite un passage plus fluide vers les centres de loisirs, en décalant le transfert des enfants à 17h45 au lieu de la fin des cours.


Il avance que, si cette organisation ne suffisait pas, la ville pourrait garantir la présence, dans les centres de loisirs, d’animateurs qualifiés capables d’assurer l’aide aux devoirs.


Sur les difficultés de recrutement, il les attribue principalement à des choix politiques et budgétaires, estimant que les moyens financiers existent pour créer des postes et revaloriser les rémunérations. Il cite notamment des crédits non consommés affectés à la réduction de la dette.


Concernant les centres de loisirs, il propose d’inverser la logique actuelle : partir du nombre d’enfants inscrits pour ajuster ensuite les équipes d’animation, plutôt que de limiter l’accueil en fonction des effectifs disponibles.


Il souligne qu’aujourd’hui, les familles doivent inscrire leurs enfants jusqu’à deux mois à l’avance pour les vacances scolaires et un mois à l’avance pour les mercredis, et plaide pour davantage de latitude et d’agilité afin de mieux répondre aux contraintes des familles.


Sur la cantine, il souligne les besoins importants en personnel : environ 370 encadrants sont nécessaires pour assurer ce service. Il estime que les difficultés rencontrées sont liées à l’organisation retenue par la ville, notamment depuis que la responsabilité de l’organisation du temps de cantine n’est plus confiée aux équipes enseignantes. Il plaide pour renouer avec le corps enseignant de Noisy-le-Grand afin de redonner à ce temps un caractère éducatif, tout en reconnaissant la complexité de cette organisation.


3.       CARTE SCOLAIRE

 Question aux candidats :

  • Qu’est-ce qui vous semble aujourd’hui perfectible dans la carte scolaire de Noisy-le-Grand (écoles, collèges, lycées et taux de remplissage) et quelles sont vos propositions pour les années à venir ?

 

Joseph Zrihen – Engagés pour Noisy


Joseph Zrihen revient sur la récente modification de la carte scolaire des écoles, qu’il critique tant sur le fond que sur la méthode. Il rappelle que des engagements avaient été pris en conseil municipal pour éviter la séparation des fratries, engagements qui, selon lui, n’ont pas été respectés. Il évoque les difficultés concrètes rencontrées par certaines familles, contraintes de gérer des enfants scolarisés dans des écoles différentes.


Il estime que la majorité sortante a procédé à une redistribution des élèves en fonction des places disponibles, sans réelle concertation avec les familles. Il cite notamment le rattachement d’enfants du secteur des Épinettes à l’école de l’Oiseau Lyre, impliquant des temps de trajet importants.


Il alerte sur une saturation globale des écoles de la ville, liée aux nombreuses constructions réalisées et à venir, notamment autour de la gare de Noisy-Champs, et estime que cette situation appelle des réponses immédiates et ambitieuses. Il défend une révision de la carte scolaire fondée sur les principes de démocratie locale et de concertation, refusant toute décision imposée aux familles.


Il propose le lancement rapide d’un projet de construction d’une école supplémentaire, ainsi qu’une réflexion sur la redéfinition de la taille de certains établissements, citant l’exemple de l’école des Charmilles, qu’il juge vieillissante et confrontée à des problèmes structurels, et dont la reconstruction devrait, selon lui, s’accompagner d’un doublement de capacité.


Concernant les collèges et lycées, bien que la compétence relève du département, il estime que la municipalité doit jouer un rôle actif. Il propose notamment la création d’un poste de conseiller municipal délégué aux relations avec les collèges et les lycées, afin d’assurer un suivi spécifique et continu de ces questions.


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Nuno Martins – Une histoire partagée


Nuno Martins estime nécessaire de revoir la carte scolaire, considérant que « la ville n’a pas grandi en pensant à ses enfants ». Il souligne que le développement urbain n’a pas été suffisamment accompagné par une anticipation des besoins scolaires.


Il cite plusieurs exemples de déséquilibres, notamment la destruction du groupe scolaire du Clos des Aulnes remplacé par l’école Samuel Wallis, qu’il juge rapidement devenue sous-dimensionnée, ainsi que des écoles insuffisamment utilisées dans d’autres secteurs.


Il affirme que toute évolution de la carte scolaire devra se faire dans le cadre d’une concertation approfondie, sans imposition aux familles. Il alerte également sur les conditions de sécurité des trajets scolaires, notamment pour les enfants concernés par des changements de sectorisation, citant le cheminement entre le secteur des Épinettes et l’école de l’Oiseau Lyre, qu’il juge insuffisamment sécurisé.


Il évoque la nécessité de remettre en place un service de car scolaire, aujourd’hui externalisé, afin de sécuriser les déplacements des élèves.


Face aux projets de construction à venir, notamment les 1 300 logements annoncés et la reconstruction de l’école Gavroche, il estime que la ville devra engager un travail important dans les années à venir, incluant une révision de la carte scolaire et la création rapide d’une nouvelle école.


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Emmanuel Constant – À Noisy, respirons


Emmanuel Constant rappelle que la sectorisation scolaire relève de la responsabilité de la municipalité. Elle consiste à définir la géographie scolaire de la ville et le rattachement des rues aux différentes écoles.


Il explique que la carte scolaire évolue principalement lors de la création d’une nouvelle école ou pour corriger des déséquilibres entre établissements. Il constate qu’à Noisy-le-Grand, certaines écoles, comme Célestin Freinet ou celles du secteur du Pavé Neuf, connaissent une baisse significative des effectifs, tandis que les écoles situées à l’est de la ville, notamment du côté de l’A4 (Paul-Serelle, les Yvris, les Richardets,…), sont en forte augmentation.


Il souligne que la concertation est indispensable, tout en rappelant qu’elle n’aboutit pas nécessairement à un consensus. Il estime néanmoins que les discussions doivent s’appuyer sur des critères partagés : la proximité géographique, la sécurité et les conditions d’accès, la mixité sociale et la capacité d’accueil des écoles.


Il insiste sur le rôle central des représentants de parents d’élèves comme interlocuteurs légitimes dans ces concertations, affirmant son attachement aux corps intermédiaires et à leur rôle de représentation.


Il cite plusieurs situations qu’il juge problématiques, notamment la reconstruction de l’école Samuel Wallis sans anticipation suffisante au regard des constructions de logements, ou encore le projet de destruction de l’école Gavroche, accompagné de la création limitée de nouvelles classes malgré les alertes des directions d’école et des fédérations de parents d’élèves.


Concernant les collèges, il rappelle que la municipalité n’est pas compétente en matière de sectorisation, mais souligne qu’en 2021, la ville a refusé de mettre à disposition un terrain pour la construction d’un collège supplémentaire. Il indique que la solution retenue a été l’augmentation de la capacité d’accueil du collège du Collège international (CLIEP), avec la création de 200 places supplémentaires pour des élèves de secteur.


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Vincent Monnier – Projet Citoyen


Vincent Monnier revient sur l’annonce faite en 2024 aux familles de plusieurs secteurs, imposant à des enfants de six ans un changement d’école consécutif à une modification rétroactive de la carte scolaire. Il évoque la détresse des familles rencontrées à cette occasion et estime que ces décisions sont la conséquence d’un manque d’anticipation des choix d’urbanisation.


Il s’engage à ce que, si son équipe est élue, les enfants ne subissent plus les conséquences des décisions municipales, affirmant que c’est à la collectivité de s’adapter et non aux familles de supporter ces changements.


Il reconnaît néanmoins la nécessité de faire évoluer la carte scolaire, mais plaide pour une approche concertée, anticipée et cohérente. Il annonce l’engagement de son groupe à construire un nouveau groupe scolaire à l’ouest de la ville, à proximité des écoles de La Varenne, de l’Oiseau Lyre et de Samuel Wallis, particulièrement saturées.


Il justifie ce projet par l’arrivée de nombreux logements à venir et indique que cette nouvelle école permettrait de désengorger ces établissements et, par effet indirect, certaines écoles du centre-ville. Il estime le coût de cette construction à 20 millions d’euros, qu’il propose de financer en renonçant au projet de destruction de l’école Gavroche, déjà budgété à hauteur de 26 millions d’euros.


Enfin, concernant la sectorisation des collèges, il propose la mise à disposition d’un terrain aux Coteaux pour permettre la construction d’un collège supplémentaire. Selon lui, cette solution permettrait à la fois aux élèves du quartier des Coteaux d’accéder à un collège de secteur et aux élèves du centre-ville de ne plus être orientés vers des établissements hors secteur par manque de places.


4.       Temps de libre expression des candidats

Dans le cadre du temps libre d’expression, les candidats ont souhaité compléter leurs interventions en abordant d’autres sujets liés à l’éducation, au périscolaire et plus largement au cadre de vie des enfants à Noisy-le-Grand.

 

Nuno Martins – Une histoire partagée


Nuno Martins a d’abord présenté les grandes orientations de son équipe en matière de mobilités douces, avec la volonté de développer un véritable plan vélo à l’échelle de la ville.


Celui-ci passerait notamment par la création de pistes cyclables pédagogiques et par la mise à disposition de vélos dès le plus jeune âge, considérant que l’apprentissage précoce des mobilités douces permet d’ancrer durablement ces pratiques à l’âge adulte. Il a également évoqué le renforcement des stationnements vélos aux abords des écoles.


Sur le temps scolaire et périscolaire, il a souligné les limites actuelles de l’étude surveillée et défendu l’évolution vers une étude dirigée, construite en lien étroit avec les équipes pédagogiques et les enseignants. Selon lui, ce format permettrait un accompagnement plus qualitatif des élèves, avec des groupes réduits et des méthodes adaptées.


Il a enfin rappelé l’importance des deux audits que son équipe souhaite engager, l’un portant sur l’état du bâti scolaire, avec une restitution attendue avant l’été, et l’autre sur les ressources humaines, insistant sur le manque d’animateurs et sur la nécessité de sécuriser l’encadrement des enfants, notamment sur les temps de centres de loisirs.


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Emmanuel Constant – À Noisy, respirons


Emmanuel Constant est revenu sur les effectifs scolaires de la commune, rappelant que Noisy-le-Grand accueille aujourd’hui environ 3 200 élèves en maternelle, 4 850 en élémentaire et 84 élèves en dispositifs ULIS.


Il a souligné que depuis la loi de 2015, la ville accueille davantage d’enfants en situation de handicap, dont certains bénéficient d’un accompagnement individuel ou collectif par des AESH. Il a toutefois alerté sur les délais parfois très longs entre la notification d’un accompagnement et la prise de poste effective de l’AESH, laissant les familles et les équipes éducatives dans des situations difficiles. Pour y répondre, il propose que la municipalité assure cette période transitoire grâce à une équipe volante d’animateurs et d’animatrices formés, issus notamment des centres de loisirs.


Il a également annoncé sa volonté de rétablir pleinement la gratuité des fournitures scolaires, en augmentant le montant alloué par enfant afin de tenir compte de l’inflation.


Il a par ailleurs défendu le rétablissement des crédits de transport en car pour permettre aux écoles d’accéder aux équipements sportifs et culturels, rappelant notamment les enjeux liés à l’apprentissage de la natation.


Enfin, il a exprimé son opposition à la vente du site de la Grotte, qu’il souhaite rouvrir et rendre aux enfants sous la forme d’un centre de loisirs, potentiellement avec hébergement, ainsi que sa volonté de relancer un véritable Café La Fée comme lieu de rencontre, de soutien à la parentalité et de lien entre les familles.


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Vincent Monnier – Projet Citoyen


Vincent Monnier a pour sa part exprimé son opposition à la destruction de lieux emblématiques de la ville, estimant que suffisamment de terrains ont été cédés à des promoteurs ces dernières années.


Il a dénoncé la qualité actuelle de la restauration scolaire, qu’il juge insuffisante, et a pris l’engagement de mettre fin au contrat en cours afin d’améliorer la qualité des repas, soit en changeant de prestataire, soit en revenant à une cuisine centrale municipale.


Il a également fait part de ses fortes réserves concernant le projet des Richardets, critiquant une méthode jugée précipitée et inadaptée pour accueillir des enfants dans un bâtiment initialement conçu pour des adultes. Il a indiqué que son équipe serait particulièrement vigilante sur ce dossier et qu’elle engagerait, dès le début de la mandature, un dialogue approfondi avec les représentants de parents d’élèves afin de réexaminer le calendrier et les conditions du projet.


Enfin, il a insisté sur la nécessité de rétablir une relation de confiance entre la municipalité, les associations, les agents municipaux et les parents d’élèves, estimant que les tensions actuelles sont le résultat d’un manque de concertation et de dialogue. Il a rappelé son expérience passée de travail constructif avec les parents d’élèves, fondée sur la transparence et la confiance, au service de l’intérêt de l’enfant.


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Joseph Zrihen – Engagés pour Noisy


Joseph Zrihen est revenu sur la question de la restauration scolaire, en défendant une position ferme en faveur de la fin des grandes délégations de service public et d’un retour à une cantine municipale. Selon lui, ce choix permettrait de mieux maîtriser la qualité des produits, de mutualiser les moyens avec les autres services de la ville et d’offrir des repas plus adaptés aux besoins des enfants.


Il a également placé la santé mentale au cœur de son projet éducatif, rappelant que les enfants sont aujourd’hui confrontés à de multiples sources d’anxiété, qu’il s’agisse des réseaux sociaux, du harcèlement scolaire ou du flux d’informations anxiogènes. Il a annoncé la création d’une fonction de conseiller municipal dédié à la santé mentale, dont les actions auraient des déclinaisons concrètes dans les écoles et sur les temps périscolaires, notamment à travers des interventions de prévention et de sensibilisation. Il a enfin souligné que le bien-être psychologique des enfants est, selon lui, une condition essentielle de leur réussite scolaire et de leur épanouissement à long terme.


5.       Questions de la salle (partie 1)

  • « Quelles sont les mesures concrètes que vous souhaitez mettre en place pour lutter contre le harcèlement en sachant que les établissements sont en sous effectifs, que nous avons des encadrants qui ne sont pas formés ? »

  • « Sur la restauration scolaire, il y a le combien on paye mais aussi qu'est ce qu'on mange ? L'école a aussi une responsabilité avec un enjeu de santé publique, d'inégalités sociales, … Les pouvoirs publics ont un devoir d'exemplarité. Parfois, il n'y a aucun légume sur un repas et on nous explique que l'équilibre alimentaire se fait sur la semaine, sauf que tous les enfants ne mangent pas à la cantine tous les jours, donc l'équilibre alimentaire n'est pas respecté. Il y a aussi la question de la qualité et de la quantité, notamment sur le goûter.

  • Est-ce que la question des enfants en situation de handicap peut être approfondie par les candidats qui ne l’ont pas évoquée plus tôt ? »

 

Emmanuel Constant – À Noisy, respirons


Sur le harcèlement, Emmanuel Constant rappelle que dans le cadre scolaire, un protocole national existe (programme pHARe), avec des équipes dédiées au sein des écoles. Il s’interroge sur le rôle spécifique que peut jouer la ville sur ce sujet et estime que celui-ci doit être avant tout un rôle de vigilance et d’alerte. Selon lui, les enfants évoluent dans des groupes au-delà du temps scolaire (étude, centres de loisirs, activités associatives) et la ville peut repérer et signaler des situations qui devront ensuite être traitées par l’école au moment où les enfants sont tous réunis.


Concernant la restauration scolaire, il estime qu’un retour à une cuisine centrale municipale peut être envisagé. Il souligne toutefois que la qualité des repas dépend avant tout des moyens financiers alloués. Il rappelle que le contrat actuel prévoit environ 2,30 à 2,40 € de denrées par repas et estime qu’une amélioration de la qualité passe nécessairement par une révision de ce contrat, que ce soit avec le prestataire actuel ou un autre. Selon lui, le mode de gestion (public ou privé) n’est pas en soi le principal déterminant de la qualité.


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Vincent Monnier – Projet Citoyen


Sur la question du harcèlement et plus largement des violences faites aux enfants, Vincent Monnier affirme qu’il s’agit d’un sujet central pour son équipe. Il évoque notamment une initiative portée par un membre de sa liste, consistant à installer des boîtes de signalement dans les écoles afin de permettre aux enfants qui n’osent pas s’exprimer de dénoncer des situations préoccupantes. Il insiste sur le fait que la ville ne peut rester passive face aux violences, qu’elles aient lieu à l’école, sur le temps périscolaire ou dans le cadre sportif, affirmant que la collectivité doit tout mettre en œuvre pour protéger les enfants.


Sur la restauration scolaire, il distingue les décisions de fond et les questions d’organisation. Il rapporte des situations dans lesquelles, par simplicité, certains produits seraient systématiquement sucrés, ce qui pose selon lui un problème au-delà du seul prestataire, notamment en matière de santé publique.


Concernant le handicap, il insiste sur la nécessité d’une inclusion totale. Il évoque des situations concrètes, comme l’absence de mobilier adapté pour certains élèves, qu’il juge inacceptables. Selon lui, l’inclusion passe par l’accessibilité des bâtiments, la mise à disposition de matériel adapté et une prise en compte effective des besoins des enfants en situation de handicap.


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Joseph Zrihen – Engagés pour Noisy


Sur la restauration scolaire, Joseph Zrihen confirme sa volonté de mettre en place une cuisine centrale municipale.


Sur le harcèlement, il annonce la désignation d’une élue déléguée à la santé mentale qui a rejoint la liste avec la volonté explicite de travailler sur les questions de santé mentale et de harcèlement. Il souligne que le harcèlement ne concerne pas uniquement les relations entre enfants, mais peut aussi impliquer des adultes, et que certaines situations liées aux relations avec les enseignants sont rarement abordées. Il estime nécessaire de traiter l’ensemble de ces situations et de permettre aux enfants de disposer d’espaces d’expression en dehors de l’équipe éducative et des encadrants périscolaires, par exemple via des dispositifs de signalement ou des temps d’écoute avec des professionnels extérieurs.


Sur le handicap, il plaide pour une école réellement inclusive, ce qui suppose selon lui de renforcer les moyens humains, notamment en matière de santé scolaire. Il évoque la lenteur de la mise en place des PAI et les difficultés de coordination entre les différents acteurs. Il estime que la municipalité doit accompagner activement les démarches, réduire les délais et mobiliser davantage de moyens, afin d’assurer une prise en charge effective des enfants concernés.


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Nuno Martins – Une histoire partagée


Sur la santé mentale et le harcèlement, Nuno Martins propose la mise en place d’une plateforme numérique de « Vigilance école ». Il souligne également le rôle que pourraient jouer les gardiens d’école, en capacité d’observer des situations que les familles ne perçoivent pas toujours.


Conscient des inégalités d’accès au numérique, il propose en complément la création d’un « kiosque santé », permettant un accès à des professionnels de santé, notamment des psychologues.


Concernant la restauration scolaire, il critique le recours aux délégations de service public, qui ne permettent pas d’adapter ou de modifier le service rendu. Il défend la création d’une cuisine centrale municipale et évoque la volonté de réduire progressivement la consommation de viande.


Sur le handicap, il rappelle que c’est à l’école de s’adapter aux enfants et non l’inverse. Il reconnaît les délais importants dans la mise en poste des AESH et indique que les élus devront soutenir activement les démarches pour accélérer ces processus.


6.        Question de la salle (partie 2)

  • « Quels sont vos projets pour la sécurité aux abords des écoles, notamment l’école Célestin Freinet ? »

  • « Concernant le CLIEP : le collège a été agrandi pour accueillir plus d'élèves mais des élèves qui ne seront pas en section internationale mais ils seront quand même intégrés aux classes.

    Quelle est votre position sur ce projet qui va peut-être perturber le projet du CLIEP, le rythme des cours, le niveau scolaire et éventuellement créer un fossé entre les élèves ? »

 

Emmanuel Constant – A Noisy, respirons


Sur la sécurité aux abords de l’école Célestin Freinet, Emmanuel Constant estime que le site se prête particulièrement bien à la mise en place d’une « rue aux écoles », les élèves venant majoritairement à pied et très peu en voiture. Il défend la sanctuarisation des temps d’entrée et de sortie afin d’apaiser et sécuriser l’espace public autour de l’établissement.


Concernant le CLIEP, il rappelle que l’extension du collège, avec l’accueil de 200 élèves supplémentaires hors section internationale, répond à l’impossibilité de construire un collège supplémentaire à Noisy-le-Grand et le besoin d’augmentation rapide de la capacité d’accueil des collégiens. Il assume un choix pédagogique fondé sur la mixité scolaire, qu’il considère bénéfique et sans impact négatif sur la réussite des élèves. Il affirme que le projet éducatif du CLIEP n’est pas remis en cause, seulement la durée des cours, et souligne son attachement personnel à cet établissement, qu’il qualifie de « trésor éducatif », rappelant son rôle dans la création et le développement du collège international.


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Vincent Monnier – Projet citoyen


Vincent Monnier indique que la sécurité aux abords des écoles sera traitée de manière globale et systémique, avec, lorsque cela est possible, la sécurisation renforcée voire la fermeture temporaire des rues aux heures d’entrée et de sortie des élèves. Il souligne que cette demande est portée à la fois par les parents d’élèves et par l’association Noisy le Grand à vélo.


Sur le CLIEP, il rappelle que le sujet ne relève pas directement de la compétence municipale, mais estime que les noiséens doivent être fiers d’avoir un établissement d’excellence sur place, afin que les enfants puissent bénéficier de parcours scolaires de qualité sans avoir à quitter la ville. Il cite également l’expérimentation de cours modulés, qui permet de dégager du temps pour des projets pédagogiques, et indique avoir soutenu cette démarche auprès du rectorat pour répondre aux demandes des parents.


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Joseph Zrihen - Engagés pour Noisy


Sur Célestin Freinet, Joseph Zrihen rappelle que le quartier est atypique, avec une cohabitation entre ville, bailleurs sociaux et Foncia. Il plaide pour une sécurisation des abords, des cheminements piétons et vélos apaisés, en travaillant de concert avec les habitants et les différents acteurs locaux.


Concernant le CLIEP, il considère qu’il manque un collège à Noisy-le-Grand et que la mise à disposition d’un terrain par le futur élu permettrait de créer un établissement supplémentaire pour répondre durablement à ce besoin. Il souligne que la mixité dans les collèges est une richesse, tout en reconnaissant que le CLIEP comporte une dimension perçue comme élitiste, qui peut être difficile à appréhender pour certains élèves. Il s’interroge sur l’organisation actuelle sans trancher définitivement, estimant que l’élargissement de la capacité d’accueil constitue une réponse transitoire, certes imparfaite, mais qui a le mérite d’exister.


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Nuno Martins - Une Histoire Partagée


Pour Célestin Freinet, Nuno Martins indique que les difficultés rencontrées rue du Glacis sont bien identifiées et qu’il faut travailler sur la sécurisation et l’apaisement de la circulation. Il annonce la volonté de remettre en place des conseils de quartier réellement participatifs, dotés d’un budget de fonctionnement, afin de permettre une remontée plus rapide et plus efficace des problématiques locales vers le conseil municipal.


Concernant le CLIEP, il insiste sur le fait qu’il s’agit d’une richesse pour la ville et pour le département, et rappelle que la mixité scolaire est une force. Il plaide enfin pour la réouverture de l’école municipale des langues, estimant que le succès du CLIEP et du LIEP (lycée international) repose aussi sur un apprentissage des langues dès le plus jeune âge.


7.       Conclusion

 

Cette réunion publique a mis en lumière l’importance centrale des questions éducatives pour les familles noiséennes. De l’état des écoles à la carte scolaire, du périscolaire à la restauration, de la sécurité aux abords des établissements à l’inclusion des enfants en situation de handicap, les échanges ont révélé à la fois des inquiétudes fortes et une attente claire de réponses concrètes.


Si les approches diffèrent selon les candidats, un constat commun se dégage : l’école ne peut être pensée isolément. Elle est au cœur de la ville, de la vie quotidienne des familles et du projet municipal dans son ensemble. Tous reconnaissent la nécessité de mieux anticiper, de renforcer les moyens humains, d’améliorer la concertation avec les parents et les équipes éducatives, et de garantir des conditions d’accueil dignes, sûres et inclusives pour tous les enfants.


Au-delà des propositions présentées, cette réunion aura surtout permis de réaffirmer une exigence partagée : remettre l’enfant, sa sécurité, son bien-être et sa réussite au centre des décisions publiques. Les débats ont montré que les choix à venir engageront durablement l’avenir de la ville, et que la confiance entre la municipalité, les familles et les acteurs éducatifs sera un levier déterminant pour y parvenir.


Nous remercions très sincèrement l’ensemble des candidats d’avoir pris le temps de participer à cette réunion, d’avoir accepté l’exercice du dialogue avec les familles et d’avoir partagé leurs constats, leurs convictions et leurs propositions sur des sujets qui nous tiennent collectivement à cœur.


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La FCPE poursuivra son engagement pour porter la voix des familles…



 
 
 

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